En 2006, au mois de Mai exactement, nous avons fait avec mon ami Alain, notre sortie annuelle dans les Vosges, arsouille
anuelle, qui depuis des années, nous permets de nous défouler, sans risque de radars ou autres controles.
Nous sommes des quadra, avec 10 ans un peu passés aux guidons de différentes sportives, Japonaises ou Anglaises pour Alain.
Nous ne sommes pas des Rossi, ni des Olivier Jacques, ou encore des Stoner, mais nous savons emmener nos montures au bout des pneus aussi bien à droite qu'a gauche, ceci sur route bien sur, en
bref on n'amuse pas la galerie dans ces genres de sorties.
Nous savons Alain et moi que nous n'avons rien à nous prouver sur ce plan là, ni encore moins prouver quoi que ce soit à un inconnu.
Ces sorties annuelles se déroulent en général de la même manière tous les ans. Pluie et vent à l'aller, temps et routes sèches sur place (mais rarement les journées complètes ), pluies, orages et
caisseux sur le retour.
Nous voila au deuxième jour de notre séjour, qui est consacré a enfiler les cols les uns derrire les autres, la route des Crètes pour les connaisseurs, dans un sens puis dans l'autre........
Après avoir pas mal arsouillé, nous nous arrêtames dans un café restaurant, en haut du col du Bonhomme, pour se prendre un café et se décontracter.
Acceuil sympa, un seul client, un homme de 65 ans environ de nationalité Allemande était en train de s'empiffrer une tarte aux myrtilles. Il devait être le propriétaire de la moto canapé que nous
avions vu dehors! ! !
UNE GOLD WING 1800 ! ! ! !
Nous prenons nos conso, réglons et en nous préparant dehors pour repartir, nous avons vu notre homme sur sa Gold partir comme une fusée, CLOC, passant la seconde avec la roue avant ne touchant
presque plus le sol, et disparaitre dans les lacets de la montagne.
Avec Alain, nous nous sommes regardés, nous avons éclaté de rire en nous demandant que diantre avaient ils pu mettre dans sa tarte ! ! ! ! Et rires bien sur.
Nous avons repris notre route, poignée dans le coin, et stupéfaction, a une intersection, nous voyons passer notre ancien sur sa Gold, avec un grand sourire.
Après un signe de tête avec Alain, nous emboitons sa roue, si l'on peut dire, et là nous avons vécu l'enfer pendant une demi heure environ.
Alain était en SPEED, moi en GSXR, on a pleuré dans nos casques, on a ri dans nos casques, on a pesté mais on n'est pas passé devant ! ! ! !
Il prenait des risques insencés pour doubler les voitures qui nous gênaient, nous fesait des freinages de Ouf, passait les épingles en faisant tout frotter ! ! ! !
Nous avons fait le chois de rester en vie, donc pas de risques inutiles, pas bargeots, mais on aurait aimé le passé.
Quand on voyait l'angle qu'il prenait, je l'imaginait avec une cigarette à la bouche, regardant dans le rétro en disant, HA___HA__HA les petits Français, ils ne me rattraperont pas avec leur
Tupperwares ! ! ! !
En arrivant sur Gerardmer au bout d'une demi heure de baston, nous avons choisi d'arrêter, et de boire une bière pour éviter la dépression qui montait en nous ! ! ! ! IMAGINEZ-VISIONNEZ
VOILA CE QUE CELA DONNAIT DE NOTRE POSITION, QUAND ON AURAIT VOULU
PASSER DEVANT ! ! !
Cela faisait 10 minutes que nous étions en terrasse, nos motos garées devant nous, une chope à la main, et notre cauchemar passa devant nous, nous reconnaissant, avec un grand sourire, et un
petit signe de la tête courtois,
qui te plonge dans une grande solitude.
LA MOTO N'EST ELLE PAS LA PLUS BELLE ECOLE DE
L'HUMILITE ?
Merci à toi motard inconnu Allemand, pour ce souvenir extraordinaire, et longue route à toi et à tous nos amis motards.